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On se souvient tous plus ou moins de cette scène sanguinolente de l’ombre d’une femme qui prend sa douche avant de se faire sauvagement assassiner. Bates Motel, une nouvelle série qui nous raconte comment Norman Bates est devenu le célèbre serial killer de Psychose d’Alfred Hitchcock.
Le premier aspect cool de la série, c’est son immersion totale dans un décor des 60’s avec un décalage de réalité contemporaine. D’une part, on a le manoir dans lequel emménagent Norman et sa mère, lequel est truffé de tapisseries orangées à motifs circulaires. De l’autre, des jeunes de la High School qui s’envoient des textos sur un Iphone. Destabilisant les premières minutes, avant de ne devenir qu’un détail secondaire.

Le second, c’est la relation “malsaine” entre la mère et son fils, qui dès le départ, sème la confusion. Tout ce qui entoure leur vie, leurs personnages et leur passé reste incertain. On se demande si c’est là le reflet d’un scénario bancal, ou son total opposé: un scénario qui se filera intelligemment pour nous surprendre.
Toutefois, n’écoutez pas les rumeurs ou critiques qui prétendent que Bates Motel est une série de le trempe d’American Horror Story, car au stade de diffusion de la saison 1, soit le troisième épisode, il n’en est point. Si la première ne possède aucune pudeur à l’échange de salive sanguinaire et d’orgasmes nécrosés, la seconde est plus timide et ne mise pas son potentiel en choquant le téléspectateur. Bates Motel paraît vicieuse, lancinante et douloureuse toute en retenue, dans des silences qui présentent des vérités inavouées, mais jamais jusque-là, elle ne “dérange”. Et ce, même si une scène de viol ouvre (presque) l’épisode pilot. Malgré tout, un événement dans l’épisode 3 laisse présager un avenir quelque peu glauque à la série.

Enfin, Norman et sa mère viennent de reprendre le seul motel à l’entrée d’une ville qui semble elle aussi dominée par un secret entretenu depuis longtemps. L’arrivée d’un nouveau personnage prétendument secondaire nous apparaît comme la prémisse d’un retournement à venir.
Par chance, l’ancien gamin des films de Luc Besson (Freddie Highmore), a bien grandi et incarne étrangement à merveille la personnalité de ce jeune serial killer en devenir. On est tantôt triste pour lui, tantôt agacé car il a ce je ne sais quoi de crispant.

Sa mère, Vera Farmiga, enfile volontiers la tenue de la mère paumée-maniaque-adorable-psychopathe grâce à une gestuelle minutieuse et bourrée de nerfs, surmontée par un regard globuleux dérangeant.
On se retrouvera pour une critique de fin de saison, comme j’apprécie toujours le faire.
Jusque-là, Bates Motel reste relativement inconnue, et se fait donc rare sur certains sites de vidéo. On évite les mots fâcheux, n’est-ce pas. Il n’empêche, qu’avec un peu de bonne volonté, vous la trouverez.

Dernière minute!
Une première version est proposé à la NBC en 1987. L’épisode pilot de la série du même nom ne séduit pas la chaîne. Le projet n’ira donc pas plus loin. Dans cette version, c’est l’ancien roomate de Norman Bates à l’asile qui se voit hériter des clés du combo manoir + motel.
Bates
Source: Slogan1969  

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Originally from France, Audrey lives in Montreal and enjoys burlesque, theatre and music. Not only does she have a great eye behind her camera, but her writing skills are impeccable and excellent. She has been published in Inspiro Magazine, La Presse de Montréal and on Just For Laughs blog. Topic Contributor: Theater, Arts, Music, Culture, Animals, Movies, Francophone

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